Collectif Autisme Maroc

Collectif Autisme Maroc

Le Collectif Autisme Maroc est un réseau d'envergure nationale. Il regroupe 24 associations membres composées essentiellement de parents de personnes atteintes d'autisme.

Pour la première fois au Maroc, le Collectif Autisme Maroc et la JCI Rabat organisent la manifestation Intenrationale "Light it up Blue" pour célébrer l'autisme. 

Reconnaître et classer les émotions est une tâche difficile pour des autistes. Pour les aider, des chercheurs américains de l’université de Stanford travaillent actuellement sur des lunettes très spéciales. Le projet s’inscrit dans le Wall Lab de “l’université de médecine de Stanford”.

Dennis Wall de l‘école de médecine de l’université de Stanford: “le programme Autism Glass est destiné à apprendre aux enfants autistes à comprendre ce que leur dit un visage. Point. Et nous pensons que cela va se passer alors ils vont devenir socialement plus impliqués et qu’ils aborderont en confiance les relations sociales. L’accès aux soins est aussi limités. Aussi les enfants autistes ne sont pas suffisamment soignés, et c’est le cas ici aux Etats-Unis et nous devons régler ce problème.”

Julian Brown a dix ans. Il utilise ces lunettes spéciales, des Google glass, qui permettent à base d’un logiciel de reconnaissance faciale de mieux voir, de mieux lire un visage et donc ce qui peut se cacher derrière ce visage. Julian Brown : “ il n’y a pas de machine qui peuvent lire votre esprit; Mais ça aide beaucoup avec les émotions. Ca les reconnaît. “

L‘étudiant Catalin Voss et le chercheur Nick Haber ont développé le logiciel qui permet d’analyser les visages et de reconnaître des émotions simples comme la joie, la colère la tristesse et la surprise. Catalin Voss: “On a eu cette idée de créer une aide comportementale qui pourrait reconnaître pour vous les expressions et les visages et vous donner des indices sociaux en fonction de ces expressions.” Julian fait partie des centaines d’enfants qui participent à cette étude Une expérience suivie de près par sa mère. Kristen Brown, mère de Julian Brown: “je crois que les lunettes sont une très bonne idée pour les enfants pour qu’ils établissent plus de connexion, pas seulement avec leur famille mais aussi avec des tiers. S’ils peuvent briser ce mur on ne devrait plus étiqueter ces enfants qui sont très intelligent.”
Même si les essais actuels ne concernent qu’une centaine de personnes, les prochaines étapes permettront aux chercheurs d’améliorer leur logiciel et leur approche. Les parents seront par ailleurs de plus en plus impliqués dans ces recherches.

Le Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap a lancé, lundi 15 août à Rabat, le "Projet Musharaka" en vue de promouvoir la participation politique des personnes en situation de handicap.

Le projet porte sur la promotion de la participation politique des personnes en situation de handicap conformément aux conventions internationales en la matière, a souligné dans une conférence de presse le directeur du projet, Ismail Khejjou.

Ce projet vise également à garantir la parité des chances, mettre fin à la discrimination envers cette catégorie sociale, faciliter son accès aux bureaux de vote et lui permettre d'acquérir les compétences nécessaires à la participation à la vie politique, a-t-il ajouté.

Lancé par le Collectif avec l'appui financier et technique du National democratic institute (NDI) avec en ligne de mire les élections du 7 octobre prochain, ce projet comporte deux phases, selon son directeur.

La première phase du projet prévoit le suivi du processus électoral pré-législatif, tandis que la seconde porte sur la mise en œuvre des politiques et de l'engagement des partis politiques pour une inclusion effective des personnes en situation de handicap, a précisé M. Khejjou.

La participation des personnes en situation de handicap ne se limite pas au vote mais couvre également la candidature et l'accès au postes de décision, a indiqué Soumia El Amrani, vice-présidente du Collectif, ajoutant que ce dernier surveillera le respect des partis de leur engagement envers cette catégorie de la société.

Environ 6,8% des Marocains souffrent d'un handicap quelconque, a-t-elle dit, mettant l'accent sur l'importance de les inclure dans la prise de décision, de l'élaboration à l'évaluation en passant par la mise en œuvre.

Moins de 25% des bureaux de vote lors des élections de 2015 étaient accessibles pour les personnes en situation de handicap, a regretté Karim Cherkaoui, trésorier du Collectif, précisant que moins de 50% des bureaux de votes étaient équipés de façon adéquate pour permettre l'accès de personnes utilisant des chaises roulante sans aide externe.

Afin d’outiller les professionnels de la santé et de parfaire leurs connaissances, le Collectif Autisme Maroc organise du 25 au 28 août à Rabat une session de formation sous le thème «Les stratégies d’apprentissage et de gestion du comportement pour les personnes autistes», dans le cadre de la campagne nationale de l’autisme 2016.

Cette initiative s’ajoute, selon les organisateurs, à une série d’actions qui œuvrent pour le renforcement des capacités des professionnels de la santé, de l’éducation et de l’enseignement dans les domaines de la gestion du comportement, de la communication alternative et augmentée, ainsi que pour le développement des habiletés de vie et des stratégies d’inclusion scolaire des personnes autistes.

Ainsi, cette formation traitera de la médecine générale, la pédiatrie, la pédopsychiatrie, la psychomotricité, l’orthophonie et la psychologie. Aussi, cette session profitera à plus de 140 participants venus de différentes villes du pays. Elle couvre les villes d’Oujda, Al Hociema, Nador, Tétouan, Ouazzane, Fès, Meknès, Casablanca, Rabat, Salé, Kénitra, El Jadida, Berrchid, Settat, Kalaa Sraghna, Sidi Kacem, Bir Jdid, Béni Mellal, Fquih Ben Saleh, Marrakech, Essaouira, Agadir, Tiznit, Laâyoune et Dakhla.
A travers cette formation, le Collectif et ses partenaires participent à la formation des intervenants auprès des personnes autistes, en agissant contre l’ignorance et les stéréotypes à l’égard de l’autisme qui entravent l’intégration des personnes autistes et le développement de leurs capacités sociales, académiques et leur épanouissement.
Ce cycle est encadré par des professionnels venant de la Tunisie, d’Egypte, du Liban, et d’Arabie Saoudite.

La formation s’articule autour de trois axes, à savoir le programme Portage qui se réfère à l’âge de développement et l’analyse appliquée du comportement, le Comportement verbal et la communication par échange d’images (six étapes), les stratégies d’apprentissage et de développement des capacités des personnes autistes «expérience d’une maman» et les troubles du développement, du comportement et les stratégies d’apprentissage et d’inclusion dans les établissements scolaires.

A noter que cet événement a été mis sur pied en partenariat avec le ministère de la santé et avec le soutien du Centre national Mohammed VI des handicapés, la délégation interministérielle des droits de l’Homme, le Collectif pour la promotion des droits des personnes handicapées, et en collaboration avec le Centre régional de formation aux métiers de l’éducation et la formation (CRMEF) de Rabat.

Raniya El Meknassi
(Journaliste stagiare)

http://aujourdhui.ma/societe/collectif-autisme-maroc-une-formation-au-profit-des-professionnels-de-lautisme

Confèrence organisée par le Collectif Autisme Maroc et Enactus FPM -Rabat le 2 Avril 2016

Journée anodine pour bon nombre de marocains tant l’handicap au Maroc fait tâche dans une société riche en tabou. C’est, entre autres, contre cette discrimination que Soumia Amrani , membre du CNDH et présidente du collectif autisme Maroc, mène un combat acharné. La journée du 2 avril fut l’occasion pour elle d’organiser une conférence avec la participation de professeures Emiraties. La conférence, tenue à l’hôpital Avicenne de Rabat, a permis aux étudiants et aux familles de personnes en situation d’handicap de faire part de leur quotidien ainsi que pour certains docteurs, en présence, de conseiller les familles. Soumia Amrani bataille ferme depuis des années pour faire valoir les droits des personnes en situations d’handicap. C’est le combat de toute une vie, compte tenu de la situation des personnes autistes au Maroc, sans doute défavorable à leur épanouissement. En ce sens, elle a martelé, à plusieurs reprises, l’insuffisance des progrès touchant une partie de la population marocaine. Elle a, en outre, appelé au renforcement des efforts pour scolariser les enfants en situation de handicap, tout en garantissant une éducation inclusive. Les personnes en situation d’handicap au Maroc font, souvent, l’objet de discriminations, quasi quotidiennes, ce qui pose de réels problèmes d’intégration à touts les niveaux. D’autant plus que le potentiel des personnes en situation d’handicap est terni par une image péjorative.

C’est bien pour rompre avec cette image que Soumia Amrani réaffirme le potentiel de cette tranche de la population qui devrait, selon elle, s’affirmer dans notre société en tant que composante au même titre que d’autres composante de notre société.

C’est dans ce contexte que Mme Amrani a soutenu des propos qui laisse transparaître une lueur d’espoir : » un autiste peut devenir un ministre ou un chef de gouvernement, vous me prenez pour une folle ? je vous dis que c’est possible si nous travaillons dès maintenant ». Soucieuse de faire valoir les droits des personnes en situation d’handicap, elle a su se montrer convaincante et a mis la lumière sur le manque de ressources allouées à cette tranche de la population.

Nous espérons que l’avenir donnera suite aux espérances de Mme Amrani, et que les personnes en situation d’handicap s’affirmeront dans notre société.

B.I.

LOI - Rendu public en juin 2015, et adopté en Conseil du gouvernement début juillet, le projet de loi N°71.13 relative à la lutte contre les troubles mentaux et la protection des personnes atteintes de ces troubles fait (enfin) son entrée au parlement.

Le projet de loi, récemment déposé sur le bureau de la Chambre des représentants, sera bientôt transmis à la commission de la Justice, de la législation et des droits de l'Homme à la première chambre, et ambitionne de réformer en profondeur la législation relative aux troubles mentaux au Maroc.

Cette nouvelle loi vient actualiser celle déjà en vigueur, qui date de... 1959, et porte le contreseing du premier ministre de l'époque, Abdallah Ibrahim. Relative à la prévention et le traitement des maladies mentales, "cette loi représentait à son époque, et durant des années, une avancée considérable et un acquis normatif indéniable, d’autant plus que le nombre de pays qui disposaient alors d’une telle loi était très limité", estime le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) dans un rapport.

Une loi désuète

Et de souligner que "si 75% à peu près des pays dans le monde possèdent actuellement une législation portant sur la santé mentale, le Maroc fait partie des 15% de pays qui ont adopté une telle législation avant les années 1960".

Néanmoins poursuit l'institution présidée par Driss Yazami, "contrairement à la majorité des textes de loi marocains, cette loi qui n’a subi, depuis sa promulgation, aucune modification, est actuellement désuète et pour ainsi dire dépassée, eu égard aux progrès réalisés à l’échelle internationale, en matière des droits de l’Homme en général et de santé mentale en particulier".

Le projet de loi 71.13 relative à la lutte contre les troubles mentaux et la protection des personnes atteintes souhaite donc remédier à la désuétude du cadre législatif sur les maladies mentales. Elle garde, néanmoins, une partie de la structure et des axes du Dahir de 1959.

Une définition large des troubles mentaux

Le texte s'ouvre sur un constat: "les personnes atteintes de troubles mentaux sont une tranche des plus susceptibles de voir leurs droits violés, surtout lorsque les troubles dont ils sont atteints les rendent incapables de défendre leurs droits et leurs intérêts. (...) Ils sont donc exposés à la marginalisation, aux mauvais traitements et à l'exploitation, notamment dans les endroits où ils sont soignés"

Une définition du trouble mental s'impose donc, afin de mieux protéger cette catégorie de personnes. Le projet de loi le définit comme "tout trouble psychique ou neurologique figurant dans la dernière Classification internationale des maladies (CIM) adoptée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les troubles mentaux ne sauraient inclure les troubles comportementaux, s'il n'a pas été diagnostiqué de trouble mental".

La réintégration des personnes atteintes de troubles mentaux, une priorité

Le texte de loi prévoit la création d'établissements de réhabilitation et de réintégration des personnes atteintes de troubles psychiques. Il s'agira de centres publics ou privés, placés sous la tutelle/responsabilité d'un médecin spécialiste des troubles mentaux, ou d'un praticien de médecine générale ayant bénéficié d'une formation en santé mentale.

Un diagnostic indépendant

Afin d'éviter erreurs médicales et cas de spoliation ou d'hospitalisation forcée où certains médecins se sont rendus complices, la personne atteinte de troubles mentaux sera diagnostiquée par deux médecins n'exerçant pas dans le centre hospitalier où elle est soignée.

Source: http://www.huffpostmaghreb.com/

Les ami(e)s , notre campagne nationale se caractérise par des activités de plaidoyer tout au long du pays . Plusieurs villes marocaines vont briller en bleu la soirée du 2 Avril : soyons nombreux à célébrer la journée mondiale de l'autisme et à dire au monde entier que les personnes autistes au Maroc réclament leurs droits
الصديقات و الأصدقاء : تستمر الحملة الوطنية للتوحد و ستضيء سماء عدة مدن مغربية ليلة السبت 2 أبريل بالأنوار الزرقاء إحياء لليوم العالمي للتوحد معلنة أن قلوبنا جميعا تخفق بنفس المشاعر اتجاه أبنائنا من ذوي التوحد
كونوا معنا في الموعد ، و إليكنم أماكن الاحتفال التي تم تأكيدها لحد الآن
Rabat : Place Bab Elhad ساحة باب الحد
Casa Blanca Province Hay Mohammedi Ain Sabaa عمالة الحي المحمدي عين السبع
Tetouan : Place Alkhassa ساحة الخصة
Ouazzane: Place de l'Indépendance ساحة الاستقلال
Bénimellal : Place Almassira ساحة المسيرة
Marrakech: Théâtre Royal المسرح الملكي
Meknes : Sahrij Swani صهريج سواني
Fes : Place Ahmed Mansour ياحة أحمد منصور
Safi: Dar Essoultane دار السلطان
Eljadida : Théâtre Afifi مسرح عفيفي
Fquih Bensalah: Boulevard HASSAN II (près de l’hôpital provincial) شارع الحسن الثاني قرب المستشفى الإقليمي

Il ne fait aucun doute que les personnes avec autisme éprouvent des sentiments. Elles ne sont pas insensibles et manifestent leurs émotions. Elles veulent établir un contact émotionnel avec les autres. On peut donc parler de motivation émotionnelle.

Les personnes avec autisme éprouvent des sentiments tout comme nous, mais la manière dont elles les expriment est différente. Les parents arrivent à comprendre les émotions de leur enfant mais pour l’entourage, c’est souvent plus difficile.

Hypersensible ?

Les personnes avec autisme expriment souvent leurs sentiments de manière extrême. Elles vont avoir des fous rires, des réactions de panique ou des accès de colère et ce, à tout âge. On remarque aussi souvent des changements d’humeur importants : passer de la colère au fou rire par exemple. C’est comme s’il n’y avait pas de frein à l’expression de leurs sentiments. C’est peut être aussi l’expression d’une hypersensibilité...

Les personnes avec autisme ont des difficultés à prendre de la distance par rapport aux événements. Or, cette distance est nécessaire pour relativiser les choses. Elles vont être absorbées pleinement par ce qu’elles vivent et par leurs émotions. Si elles sont fâchées, elles seront vraiment fâchées et fermées à leur entourage. Elles éprouvent des difficultés à contrôler leurs sentiments et peuvent en arriver à une manifestation extrême de ceux-ci.

Nous avons l’habitude de contrôler nos sentiments afin de ne pas nous faire remarquer, de ne pas avoir l’air ridicule, de rester courtois, bref, d’avoir un comportement social acceptable. Par contre, les personnes avec autisme ont moins de motivation sociale et par conséquent, elles sont plus ‘entières’ dans leurs réactions.

Pas de comédie émotionnelle. Un avantage ?

La compréhension sociale ou la capacité à tempérer les émotions extrêmes fait défaut chez les personnes avec autisme. Nous pouvons cependant considérer ce déficit de façon positive. Comme les personnes avec autisme ne contrôlent pas et ne tempèrent pas leurs émotions, elles se montrent très droites et directes dans l’expression de leurs sentiments.

Leur communication émotionnelle est, en général, foncièrement honnête.

Insensible ?

Les personnes avec autisme peuvent parfois paraître insensibles. C’est négliger une notion importante : elles doivent déployer tant d’énergie pour comprendre intellectuellement ce qu’il leur arrive, qu’elles ont du mal à traiter l’aspect émotionnel des choses. En réalité, elles manifestent leurs émotions quand elles ont compris les situations de manière purement intellectuelle, et parfois avec du retard. Il arrive qu’un enfant réagisse le soir à la maison à un fait qui s’est déroulé le matin à l’école.
Il semble que ressentir et penser simultanément soit compliqué pour les personnes avec autisme. Soit, elles ressentent et sont alors submergées par des émotions qu’elles n’arrivent pas à relativiser, soit elles pensent et n’ont donc aucun espace pour expérimenter les sentiments qui en découlent.

Sentiments négatifs

Les parents signalent régulièrement que leur enfant manifeste davantage de sentiments négatifs que positifs. Il y a probablement deux explications à cela :

  • nous exprimons très souvent des sentiments positifs en fonction des autres. Nous voulons leur faire partager notre joie, notre fierté, etc... A l’inverse, nous exprimons des sentiments négatifs pour témoigner d’un besoin. Les personnes avec autisme communiquent en fonction de leurs propres besoins plutôt que pour faire plaisir aux autres. Le fait qu’elles montrent plus volontiers leurs sentiments négatifs est donc lié à une absence de motivation sociale et à la nécessité de répondre à leurs besoins ;
  • les personnes avec autisme manifestent plus de sentiments négatifs parce qu’elles vivent plus d’expériences négatives. Elles subissent bien plus de frustrations que les autres. Elles sont souvent exclues parce qu’incomprises et on attend beaucoup d’elles alors que leur environnement n’est pas adapté.

A retenir

Les personnes avec autisme ne manifestent pas seulement leurs sentiments d’une autre manière, elles expérimentent également le monde différemment. Leurs propres expériences font partie des choses les plus difficiles à comprendre.

La faculté d’empathie fait défaut aux personnes avec autisme. Comme elles sont submergées par leurs émotions, il est particulièrement difficile pour elles de tenir compte de la manière dont elles sont perçues par les autres.

Enfin, le monde interne des personnes avec autisme est traité différemment par le cerveau. La perception des sentiments peut être partielle ou extrême ce qui explique parfois un comportement mal adapté.

Source: Participate Autisme

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