Collectif Autisme Maroc

Collectif Autisme Maroc

Le Collectif Autisme Maroc est un réseau d'envergure nationale. Il regroupe 24 associations membres composées essentiellement de parents de personnes atteintes d'autisme.

"Chaque année, 80 000 enfants autistes aimeraient que les vacances se terminent."

C'est le slogan de la campagne de publicité visible en affiches ou dans la presse depuis le début du mois d'Aout réalisée par l'agence Australie pour "Autistes sans frontières". On y voit un enfant seul au milieu d’une plage déserte. L’association insiste sur le manque de scolarisation en milieu ordinaire pour les enfants autistes.

13 euros par français

Chaque année des enfants en situation de handicap ne font pas la rentrée en même temps que les autres en raison le plus souvent d’un manque d’accompagnement. En partant de ce constat, l’association lance un appel aux dons pour pouvoir financer les aides à la scolarisation.

Les affiches de l'association "Autistes sans frontières"

Selon les calculs de l’association, il suffirait que chaque français fasse un don de 13 Euros pour financer l’accompagnement des 80 000 enfants autistes en France. Aujourd’hui "Autistes sans frontières" finance la supervision d'accompagnants pour des enfants autistes. "C'est encore beaucoup trop partiel" explique à Vivre FM Aurélie Cam, directrice de la communication de l’association et elle même mère d’un enfant autiste de 9 ans et demi. 

Pour faire un don à "Autistes sans frontières" cliquez sur ce lien.

Une centaine d'associations dénoncent "des placements abusifs" de jeunes autistes par décision de justice, après une procédure de l'aide sociale à l'enfance. Témoignage d'une mère.

Elles dénoncent une "machine à broyer". Le placement, lundi 10 août, par la justice, de trois enfants, après une procédure de l'aide sociale à l'enfance (ASE), en Isère, provoque la colère de 127 associations de familles de personnes autistes. Parmi elles, Autisme France, Collectif egalited, Sésame autisme et Collectif autisme.

Le Collectif autisme Maroc tient son assemblée générale élective le samedi 12 septembre 2015

 

Monsieur Fayssal El Filali, citoyen marocain passionné de randonnée pédestre et VTT, amateur des  défis, approche le CAM en mai 2014 à l’occasion de la caravane régionale de sensibilisation à l’autisme à Taroudant-Agadir pour présenter son projet de tour du Maroc pour l’autisme.

Ledit projet ambitionne de contribuer à travers une activité sportive à influencer les perceptions sociales de l’autisme et renforcer la conscientisation du grand public des droits des personnes autistes et leurs familles.

Mr Fayssal El Filali est  né le 28 octobre 1975 à Casablanca, il travaille en tant que microbiologiste à l'Institut National de Recherche Halieutique, est marié et père de deux enfants.

Itinéraire programmé du tour du Maroc

Le départ est prévu d’Oujda le 21 mars 2015 après une demi-journée de sensibilisation à la Faculté de Médecine d’Oujda. Cap vers Saïdia puis Nador.

  1. Nador – Al hoceima (174 km) : 2 jours
  2. Al hoceima – El Jebha (110 km) : 1 jour (demi-journée de sensibilisation à Al hoceima)
  3. El Jebha - Tétouan (123 km) : 1 jour
  4. Tetouane – Tanger (60 km) : 1 jour
  5. Tanger – Larache (94 km) : 1 jour
  6. Larache – Kénitra (110 km) : 1 jour
  7. Kénitra – Rabat (47 km) : 1 jour
  8. Rabat – Casablanca (90 km) : 1 jour
  9. Casablanca – El jadida (102 km) : 1 jour
  10. El jadida – Al Oualidia (79 km) : 1 jour
  11. Al Oualidia – souiriakedima (100 km) : 1 jour
  12. Souiriakedima – Essaouira (88 km) : 1 jour
  13. Essaouira – Tamri (117 km) : 1 jour
  14. Tamri – Agadir (81 km) : 1 jour
  15. Agadir – Tiznit (105 km) : 1 jour
  16. Tiznit – Guelmim (110 km) : 1 jour
  17. Guelmim – Tan Tan (128 km) : 1 jour
  18. Tan Tan – tarfaya (212 km) : 2 jours
  19. Tarfaya – Laayoune (105 km) : 1 jour
  20. Laayoune – Boujdour (195 km) : 2 jours
  21. Boujdour – Dakhla (345 km) : 3 jours

 Un total de 26 jours de roulage pour un total de 2600 km.

 Activités prévues lors du tour du Maroc pour l’autisme 

  • Organisation de rencontres de sensibilisation dans les différentes villes en collaboration avec les points focaux du CAM et les associations locales.
  • Diffusion de supports de communication relatifs au plan autisme aux participants
  • Diffusion du guide autisme pour les familles
  • Implication des acteurs locaux concernés dans l’organisation des rencontres

 https://www.facebook.com/pages/Action-Autisme-Maroc/1610018029221173?fref=ts

Dans le cadre de la Semaine en du cerveau, Bernadette Rogé, professeur à l'Université de Toulouse le Mirail donnera une conférence sur le thème « Autisme: actualité de la recherche », aujourd'hui à 18 h 30 au muséum (Allées Jules Guesde). Cette spécialiste, directrice des services au Ceresa (Centre Régional d'Education et de Services pour l'Autisme) a répondu à nos questions.

Les cas d'autisme sont-ils en progression ?

Oui. Les chiffres sont passés de 2 à 5 malades pour 10 000 dans les années 70 à 7,5 pour 10 000. Entre 1993 et 1998 on enregistre une augmentation de 244 %. De son côté, le CDC (Center for Disease Control and Prevention) aux Etats Unis a établi que la maladie touche un enfant sur 110 et un sur 70 pour les garçons, plus souvent atteints. Alors que la prévalence était auparavant de 1 pour 150. Ceci montre que l'autisme est un véritable problème de santé publique qui mérite des investissements conséquents.

Pourquoi cette augmentation?

Cette pathologie est mieux connue et donc mieux repérée. Et l'élargissement de la définition de la maladie peut également être responsable de cette augmentation. Au delà, l'augmentation du nombre d'enfants atteints fait craindre l'intervention d'autres facteurs, notamment ceux l'environnement. Des pesticides ont pu être mis en cause.

Dans le même temps, la recherche avance ?

Beaucoup de progrès ont été réalisés grâce à l'imagerie médicale et aux recherches sur les gènes qui favoriseraient l'apparition de l'autisme. Il est clair désormais que la maladie a une origine génétique. De nombreux gènes pourraient être impliqués. Nous avons ainsi mis en évidence des mutations génétiques et de nouveaux gènes impliqués dans cette affection.

Fait-on des progrès en matière de dépistage ?

Ceci fait actuellement l'objet de nombreux travaux. A ce propos, le Ceresa et l'Université du Mirail vont accueillir en septembre Sally Rogers, un éminent chercheur du M I.N.D. Institute (Medical Investigation of Neurodevelopmental Disorders). Elle vient de Californie à Toulouse pour superviser la mise en place d'un programme innovant qu'elle a créé et qui permettrait de faire évoluer plus rapidement et plus en profondeur de jeunes enfants dépistés précocement.

L'enseignante n'en pouvait plus du comportement de cet élève autiste de 8 ans, elle l'a pris par les pieds et mis dans la poubelle.

Pourtant éducatrice spécialisée, Mary Katherine Pursley a pété les plombs jeudi passé, durant les heures d'activités extrascolaires de l'école primaire de Mount Bethel, dans le comté de Cobb, en Géorgie. L'élève autiste était chahuté par un camarade et a commencé à crier, sans s'arrêter. La prof l'a alors comparé à la Muppet Oscar the Grouch et a hurlé: «Je n'en peux plus de ton comportement ordurier, je te mets à la poubelle!»

Elle a pris l'enfant par les pieds et l'a suspendu au-dessus de la poubelle. «Tu vas t'arrêter de crier, maintenant», a-t-elle sermonné alors que l'élève la suppliait d'arrêter. C'est à ce moment-là qu'une employée de l'école, attirée par les cris, a surpris la scène.

Mary Katherine Pursley a été directement mise à l'arrêt par l'établissement scolaire et entendue par la police. Elle a été relâchée après avoir payé la caution de 5000 dollars, mais ne peut reprendre sa fonction tant que l'enquête n'est pas terminée.

Des parents, interrogés par une journaliste de NBC, se sont dits «choqués que ça arrive dans cette école qu'ils connaissent et aiment tant». Une autre maman affirme que «cette affaire ne montre en aucun cas ce qu'est l'école de Mount Bethel, un établissement à bonne réputation».

L'enseignante était réputée pour sa gestion des comportements délicats et avait été engagée pour cette mission spécifique en septembre dernier.

GENEVE (1er avril 2015) – Deux experts des droits de l’homme des Nations Unies appellent aujourd’hui à mettre fin aux discriminations à l’encontre des personnes autistes et à célébrer la diversité. S’exprimant à la veille de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, les rapporteurs spéciaux sur les droits des personnes handicapées, Catalina Devandas Aguilar, et sur le droit à la santé, Dainius Pûras, ont indiqué qu’environ un pour cent de la population mondiale, soit environ 70 millions de personnes, se trouvent dans le spectre de l’autisme.

« Partie intégrante de la diversité humaine, les personnes autistes devraient être reconnues, célébrées et respectées. Cependant, la discrimination à l’égard des enfants et des adultes autistes constitue souvent la règle plutôt que l’exception.

Dans de nombreux pays, les personnes autistes manquent d’accès à des services qui leur permettraient, sur une base d’égalité avec les autres, de jouir de leur droit à la santé, à l’éducation, à l’emploi, et de vivre dans leurs communautés. Lorsqu’ils sont disponibles, ces services prennent peu en compte les droits de l’homme et ne sont pas fondés sur des preuves..

Les personnes autistes sont particulièrement exposées à des approches professionnelles et des pratiques médicales inacceptables d’un point de vue des droits de l’homme. Ces pratiques, souvent présentées comme des traitements ou des mesures de protection, violent leurs droits fondamentaux, portent atteinte à leur dignité et vont à l’encontre des preuves scientifiques.

Enfants et adultes autistes sont confrontés à une prolifération d’approches médicalisées qui s’appuient sur la prescription excessive de médicaments psychotropes, leur placement dans des hôpitaux psychiatriques et des établissements de soins de longue durée, l’utilisation des mesures de contention physique ou chimique, des thérapies d’électro-impulsivité, etc. Tout cela peut être particulièrement néfaste et conduire à la détérioration de leur état. Trop souvent, ces pratiques constituent des mauvais traitements ou des tortures.

Le spectre de l’autisme devrait être considéré dans une perspective plus globale, y compris dans le domaine de la recherche. Nous appelons à la prudence face à des tentatives enthousiastes destinées à identifier les causes de l’autisme et les moyens de ‘guérir’ l’autisme par le biais de recherches parfois sophistiquées, mais pas nécessairement éthiques. L’autisme en tant qu’état constitue un défi critique pour les systèmes de santé modernes, et nous devons nous assurer que la pratique et la science de la médecine ne seront plus jamais utilisées pour causer la souffrance des personnes.

Il faut investir davantage dans les services et la recherche afin d’éliminer les barrières sociales et les préjugés sur l’autisme. Les personnes autistes devraient être reconnus comme les principaux experts sur l’autisme et les besoins qui sont les leurs, et des financements devraient être alloués à des projets de soutien entre pairs gérés par et pour des personnes autistes.

Il s’agit de donner aux personnes autistes et à leurs familles les compétences et le soutien nécessaires pour qu’ils puissent faire des choix et contrôler leur vie. Il s’agit aussi d’offrir une égalité des chances, un accès à une éducation inclusive et à des emplois ordinaires pour atteindre l’égalité et la jouissance, par les personnes autistes, de leurs droits. Il s’agit enfin de promouvoir leur indépendance et le respect de leur dignité.

Les personnes autistes doivent être respectées, acceptées et appréciées dans nos sociétés, et ceci ne peut être atteint que dans le respect, la protection et l’exercice de leurs droits et libertés fondamentaux. »

Mme Catalina Devandas Aguilar (Costa Rica) a été désignée comme la première Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées en juin 2014 par le Conseil des droits de l’homme. Mme Devandas Aguilar a beaucoup travaillé sur les questions de handicap au niveau national, régional et international avec le Fond de Partenariats Stratégiques des droits des personnes handicapées, l’Unité des Nations Unies responsable de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et la Banque Mondiale. Son travail a porté sur les droits des femmes handicapées et les droits des personnes autochtones handicapées. Pour en savoir plus, connectez-vous à: http://www.ohchr.org/EN/Issues/Disability/SRDisabilities/Pages/SRDisabilitiesIndex.aspx 

M. Dainius Pûras (Lituanie) a été nommé Rapporteur spécial sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en juin 2014. M. Puras est professeur et chef de Centre pour psychiatrie pédiatrique et sociale de l’Université de Vilnius. Il est aussi un défenseur des droits de l’homme qui a participé activement au cours des 30 dernières années au processus de transformation des politiques et services de santé publique, avec un accent particulier sur les droits des enfants, les personnes handicapées mentales, et d’autres groupes vulnérables. Pour en savoir plus, visitez: http://www.ohchr.org/EN/Issues/Health/Pages/SRRightHealthIndex.aspx 

Les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies font partie de ce qu’on appelle les « procédures spéciales » du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales qui constituent le plus grand groupe d’experts indépendants dans le système des Nations Unies des droits de l’homme, sont les mécanismes indépendants d’enquête et de surveillance du Conseil qui traitent, soit de situations spécifiques de pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde. Les experts des procédures spéciales travaillent sur une base volontaire; ils ne sont pas fonctionnaires de l’ONU et ne reçoivent pas un salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou organisation et siègent à titre individuel.

Séance de sensibilisation à l'autisme à l'école Almouatana

un vrai plaisir !

Rencontrer, échanger, discuter avec ces élèves merveilleux ravive l'espoir en un futur meilleur

Bonjour , ces derniers jours plusieurs réactions au poste relatif au droit des personnes autistes à l'école ont été postées. S'en sont dégagées deux préoccupations principales:

  1. Quoi faire en cas de violation du droit d'accès à l'école ?
  2. Y 'a t-il des avancées au niveau institutionnel?

En ce qui concerne la question relative aux actions prioritaires en cas de violation de ce droit , il est recommandé d'adopter ce qui suit:

La famille a besoin de construire une conviction profonde que le droit d'accès à l'école est le même pour tous handicapés ou non, et que le type ou le degré du handicap ne doit en aucun cas constituer un argument pour le rejet

De plus la famille , a ce rôle de défenseur , de soutien et de facilitateur de l'exercice de son enfant de tous ses droits , ce qui met sur ses épaules la responsabilité de se documenter , de s'informer et de se former pour connaitre les droits et les moyens de les défendre mais également pour maîtriser les outils et techniques d'apprentissage et de réhabilitation. La maîtrise des techniques d'apprentissage ( ABA, PECS, Montessori ...) et de réhabilitation ( , orthophonie, psychomotricité, réorganisation neurofonctionnelle, intégration sensorielle.....) n'ambitionne pas de substituer les parents aux thérapeutes et éducateurs, mais surtout de leurs permettre de mieux s'inscrire au coeur du projet de vie de leur enfants.

Les familles et les associations ont également le devoir de dénoncer toute violation des droits (rejet ou restriction de l'exercice du droit à l'éducation inclusive ,toute forme de maltraitance ......). pour que la dénonciation soit efficace, elle doit être formulée par écrit auprès du Conseil National des Droits de l'Homme ou des Commissions régionales des Droits de l'Homme

Les actions menées au sujet de l’éducation:

Pour rappel : le Collectif Autisme Maroc a réservé son dernier projet pour le plaidoyer pour l'inclusion du handicap dans la formation initiale et continue des enseignants. Des rencontres et documents ont été produits et diffusés dans ce sens. Le droit à l'éducation constitue un axe central dans nos revendications relatives aux lois et à la politique de l'enseignement

Beaucoup de travail reste à faire. Plus les Départements en charge de la question de l'éducation percevront chez les personnes handicapées et leurs familles une vision claire, une détermination indéfectible et surtout un plaidoyer fort , plus les cas de discrimination se feront plus rares.

Fayssal El Filali, un globetrotteur passionné de vélo, est engagé dans un tour du Maroc visant à sensibiliser le grand public à l’autisme et à vulgariser la connaissance sur cette maladie, sous le signe « Je suis différent, comme toi ».

Pour cet aventurier, l’objectif de ce tour, qui a démarré le 21 mars dernier dans le cadre des activités de Collectif autisme Maroc, est, notamment, de promouvoir les droits des personnes atteintes d’autisme et de sensibiliser à l’importance de soutenir leurs familles.

Dans une déclaration à la presse, lors de son escale, ce week-end, à Laâyoune, une des multiples étapes de son périple qui le mène à travers plusieurs villes côtières, Fayssal El Filali a souligné que cette initiative a également pour but de vulgariser les connaissances sur ce handicap et d’interpeller les acteurs concernés quant à leurs responsabilités à l’égard des personnes autistes. De son côté, le président de l’association des parents d’enfants autistes pour l’intégration à Laâyoune, Abdelali Rkibi souligne le caractère symbolique de cette initiative, qui intervient en commémoration de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme (2 avril).

Ce tour a pour vocation de mobiliser les différentes composantes de la société pour qu’elles accordent plus d’intérêt à cette catégorie sociale et assurer leurs droits à la santé et à l’enseignement et se charger de leur accompagnement et leur autonomisation, a-t-il affirmé.

Dans ce sens, il a plaidé pour des positions conjointes et des programmes nationaux au service de cette catégorie, en plus d’un travail de concertation avec les familles, dans le cadre d’une approche participative.

Laâyoune, 19 avr. 2015 (MAP)

Monasso

http://monasso.ma/116017-je-suis-different-comme-toi-theme-dun-tour-du-maroc-a-velo-pour-lautisme

 

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