Collectif Autisme Maroc

Collectif Autisme Maroc

Le Collectif Autisme Maroc est un réseau d'envergure nationale. Il regroupe 24 associations membres composées essentiellement de parents de personnes atteintes d'autisme.

 

Liste des associations membres du Collectif Autisme Maroc :

1- Association Pinocchio « Pour un autre regard sur le handicap » (Rabat), Président : Dr Salah BERRADA

2- Association Maroc Autisme et Troubles Apparentés AMATA (Rabat), Président : M. Si Mohamed JELLAL

3- Association Al Youssr (Salé), Présidente : Mme Malika AMAKHCHANE

4- Association Parents et Amis des Enfants Autistes (Meknès), Président : M. Abdelaziz BOUMART

5- Association Basma pour les enfants handicapés mentaux (Fès), Président : M. Ismaïl BOUDROUSS

6- Association des Parents d’Enfants Autistes de Marrakech APEAM (Marrakech), Président : M. Nour Eddine ALIA

7- Association Miroir pour l’Enfant Autiste (Fès), Président : M. Nabil KANJAA

8- Association Défi d’Handicap (Tiznit), Président : M. Mokhtar AMAHDOUR

9- Association Autismma pour les Enfants Autistes (Marrakech) , Président : M. Mohamed HAJBI

10- Association Autisme 2005 des Enfants Autistes, Président : M. Kamal BELMAHJOUB

11- Association Reda pour l’intégration de l’Enfant Autiste et l’Handicapé Mental (Fkih Ben Salah), Président : M. Hassan JELLAL

12- Association des Parents d’Enfants Autistes à Safi, Présidente : Mme

13- Association Farah pour l’Enfant Autiste (Nador), Présidente : Mme Ouarda CHAKIKI

14- Association Schems pour Enfants Autistes (Agadir), Présidente : Mme Naima Aboussaouira

15- Association El Ghad pour les Enfants Autistes AGEA (Taza), Présidente : Mme Zahra KARA

16- Association Idmaj Autiste (Casablanca), Président : M. Driss MEHNI

17- Association de Soutien de l’Enfant Autiste et de la Famille ASEAF (Casablanca), Présidente : Mme Amane EL AOUAD

18- Association Autisme du Sud (Agadir), Présidente : Mme Daniele GONZALES

19- Association Yahya des Enfants Autistes (Tétouan), Président : M. Mohamed AKLAINA

20- Association Initiative pour l’intégration de l’Enfant Autiste (Béni-Mellal), Présidente : Mme Khadija AMHAOUCHE

21- Association des Parents et Amis d’Enfants Autistes de Larache APAEAL (Larache), Président :

22- Association Riaaya des Enfants Autistes (Casablanca), Présidente : Mme Fatima AL OUARD

23- Association Toyour Al J anna (Al Hoceima), Présidente : Samira BOUAOUDA

24- Association des Pères et Mères des enfants autistes au service de l'intégration - (Laayoune), Président : M. Ali RKIBI

Selon un rapport de l’Association Internationale de Défense des Droits Fondamentaux de l’Enfant atteint d’Autisme, Léa pour Samy, paru en 2009, le nombre d’autistes au Maroc (tous âges confondus) serait à situer entre 338.000 et 563.000. Une estimation qui reste très vague par manque d’informations gouvernementales précises.

Qu’est ce que l’autisme, « tawahoud » ou « intiwaae » pour le mot arabe ?

D’après la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé, il s’agit d’un trouble qui envahit le développement des fonctions cérébrales. Le comportement et la communication avec l’entourage s’en voient affectés. Ce trouble apparait avant l’âge de 3 ans. Aider à vivre avec ce handicap est au Maroc une vraie lutte. En effet, certains parents sans information sur l’autisme, notamment dans les campagnes reculées, ont longtemps pensé que leurs enfants étaient possédés par les démons. Assimilés à des aliénés mentaux, les familles ont gardé leurs enfants cachés du regard des autres et ont même consulté des marabouts.

Reste qu’au Maroc un manque considérable de moyens pour prendre en charge ces enfants rend difficile, voire impossible, leur intégration. Des groupes de parents sont présents en nombre pour faire valoir leurs droits. Mina Maad, présidente du Collectif Autisme Maroc qui regroupe 20 associations, explique que s’organiser en réseau aide à impulser un mouvement. Ensemble, ils défendent les intérêts des autistes et luttent contre leur exclusion de la société. « Le manque de structures adaptées se fait sentir. J’entends par-là des entités étatiques de proximité, comme l’école. Les seuls enfants qui peuvent être scolarisés le sont grâce aux efforts des parents. Le problème, c’est que ce sont les responsables des établissements qui décident au final », déclare Mina Maad. Une idée reçue est véhiculée : les enfants autistes ne seraient pas éducables. La présidente précise que lorsqu’on décide de les scolariser, il revient aux familles de payer l’aménagement, l’équipement et les salaires des éducateurs.

Le Collectif a déjà pu former des professionnels et des parents afin de mieux réagir face à ce syndrome, grâce à des rencontres régionales, des ateliers. Des projets sont aussi prévus, de même que des campagnes de sensibilisation à l’autisme au niveau national, des débats pour amener à généraliser le dépistage précoce, mais aussi pour dégager des financements. Mina Maad ne manque pas de rappeler que 2005 a été un tournant décisif avec « l’Année de l’Autisme ». La stratégie nationale de prise en charge de l’autisme est actuellement en cours d’élaboration grâce à un partenariat entre le Ministère du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité et le Collectif.

 

À l'encre de ma plume...

http://alencredemaplume.com/a-lencre-de-du-maroc/l%E2%80%99autisme-au-maroc/

 

Le 2 avril dernier marque la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Elle vise à mieux informer le grand public sur les réalités de ce trouble du développement. L'autisme est une réalité très présente dans la mesure où ce type de handicap touche 1 personne sur 150 dans le monde.Le Maroc compte environ 340.000 personnes atteintes d'autisme à des degrés divers, alors que très peu de choses ont été jusqu’à présent réalisées pour les autistes.

Il convient à cette occasion de remédier à ces lacunes, de mettre en place un «plan Autisme» comme cela se fait sous d’autres cieux : mettre à la disposition de ces citoyens marocains des établissements spécialisés, veiller à l'augmentation de la capacité d'accueil des jeunes autistes, leur assurer des méthodes de prise en charge spécifiques et de dépistage précoce.

Zoom sur un trouble du comportement encore très méconnu

Beaucoup de personne ignorent ce qu’est réellement l’autisme, pour les uns c’est une malédiction, pour d’autres ce sont des esprits maléfiques qui s’emparent du corps de leur enfant autiste, voire même une maladie mentale inguérissable. Pour certains, l’autisme est considéré comme une maladie liée au surnaturel, à l'ensorcellement, et les personnes atteintes se retrouvent dans des situations d'exclusion, voire en danger. C’est ce qui explique en grande partie les drames des enfants autistes.

Qu’est ce que l’autisme ?

Selon la classification internationale des maladies de l’OMS (CIM 10), l’autisme est un trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales. Il n’est plus considéré comme une affection psychologique ni comme une maladie psychiatrique.

Différentes terminologies sont utilisées : autisme, trouble autistique, spectre autistique, TED (Troubles envahissants du développement), TSA (Troubles du spectre autistique) et ASD (Autism spectre disorders).

L’autisme est un trouble sévère et précoce du développement de l’enfant apparaissant avant l’âge de 3 ans. Il est caractérisé par un isolement, une perturbation des interactions sociales, des troubles du langage, de la communication non verbale et des activités stéréotypées avec restriction des intérêts.

Trois éléments cumulatifs caractérisent ainsi l’autisme : un trouble de la communication, une perturbation des relations sociales et des troubles du comportement.

L’autisme est un trouble dont la description est relativement récente. En effet, ce n’est qu’en 1943 que le psychiatre américain d’origine autrichienne Leo Kanner décrit sous le nom d’autisme infantile des particularités de comportement de certains enfants : tendance à l’isolement, besoin d’immuabilité et retard de langage.

Cette pathologie affecte désormais une personne sur 100 et touche plus de 340.000 personnes au Maroc. L’autisme est aujourd’hui devenu un grave problème de santé publique. Tous les jours, des vies de familles basculent faute d’information, d’accès au dépistage, au diagnostic et à la prise en charge. Il est urgent d’intervenir, d’agir et de se mobiliser au plus vite. Sans parler d’épidémie, l’amélioration des outils de dépistage et de diagnostic et leur meilleure diffusion risque d’accroître ce taux dans les années à venir, jusqu’à toucher plus de 560.000 personnes.

Un collectif pour aider les autistes

Le Collectif Autisme Maroc (CAM) qui regroupe 24 associations, ambitionne, en tant que réseau national œuvrant pour la promotion des droits des personnes atteintes d’autisme, ambitionne, grâce au soutien de ses partenaires, de rendre ce trouble neuro-développemental visible et garantir son inclusion dans la politique publique en gestation.

Le CAM, soutenu par le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et en collaboration avec la Jeune chambre internationale (JCI) de Rabat, et le Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap au Maroc, vient d’organiser le 1er avril 2014 à Rabat, une conférence de presse pour le lancement d’une campagne nationale de communication sur l’autisme.

Cette campagne a pour objectif principal de mobiliser l’opinion publique, les acteurs étatiques et non étatiques pour s’assurer de la reconnaissance de l’autisme, qui atteint la petite enfance avant l’âge de trois ans, en tant que cause nationale.

La campagne sera également marquée par une multitude d’événements de sensibilisation, d’information et de formation durant tout le mois d’avril 2014. De son côté l’association vaincre l’autisme s’attelle depuis plus de dix ans à faire connaître et reconnaître l’autisme, à catalyser des actions intensives d’information et de formation, à sensibiliser la société, les médias, les pouvoirs publics et soutenir les familles. Résultat : le regard sur l’Autisme et sur les personnes qui en sont affectées a commencé à changer. Les professionnels commencent à croire en la possibilité de développement des personnes autistes, à leur accès à l’autonomie. L’association est aujourd’hui reconnue comme un acteur incontournable en matière d’autisme sur les plans national et international, rassemblant autour d’elle des scientifiques de renommée internationale, des médecins, des médias, des parlementaires, des personnalités des arts et des lettres et un grand nombre de citoyens. Expériences et rencontres lui ont permis de cerner l’autisme dans toutes ses facettes (scientifiques, médicales, thérapeutiques, pédagogiques et sociétales…).

Aujourd’hui, il s’agit de procéder à une mobilisation nationale, de mener une campagne d’envergure pour informer le Grand Public sur l’autisme et sur la nécessité d’un diagnostic précoce.

Le Maroc doit se donner les moyens d’agir contre l’autisme. Ceci étant, il convient de rappeler et surtout d’insister qu’au Maroc un manque considérable de moyens pour prendre en charge ces enfants rend difficile, voire impossible, leur intégration. Dans bien des cas, pour ne pas dire dans la majorité des cas, les parents d’enfants autistes se trouvent confrontés à d’énormes problèmes pour faire valoir les droits de leurs enfants que ce soit la scolarisation, l’accès aux soins dans des structures adaptées, l’accompagnement, le soutien...

Livrés à eux-mêmes et ne pouvant compter que sur la solidarité des uns et des autres, ces parents défendent comme ils peuvent les intérêts de leurs enfants autistes et luttent contre leur exclusion de la société. Le manque de structures adaptées se fait sentir, comme l’école. Les seuls enfants qui peuvent être scolarisés le sont grâce aux efforts des parents. Le problème, c’est que ce sont les responsables des établissements qui décident au final.

Importance du diagnostic précoce

Trop peu d’enfants sont dépistés dans les premières années. Ce retard est lié à la méconnaissance des premiers signes caractéristiques de l’autisme. Pourtant savoir reconnaître ces signes, c’est faire gagner à l’enfant et aux parents un temps précieux. On peut d’autant plus agir sur l’autisme que cette affection est dépistée tôt et prise en charge rapidement.

Les enfants qu'on diagnostique tôt peuvent bénéficier d'une intervention précoce.

Ceux qui travaillent auprès des enfants autistes constatent des différences notables entre les enfants soumis tôt à une intervention professionnelle précoce et ceux qui ne le sont pas. L'intervention précoce peut diminuer les symptômes secondaires, tels que les comportements destructeurs et l'automutilation. Maintenant qu'existent des interventions auprès des très jeunes enfants présentant des troubles de développement, il importe, plus qu'auparavant, de faire un dépistage qui permette de parvenir plus rapidement à un diagnostic juste et d'amorcer l'intervention appropriée Les parents doivent savoir ce qui en est grâce à un diagnostic précoce, les parents peuvent comprendre pourquoi l'enfant présente un comportement inhabituel et agir d'autant mieux avec lui. Un dépistage précoce permet de raccourcir la période longue et toujours éprouvante d'un diagnostic. Il permet ainsi aux parents de centrer plus rapidement leurs énergies sur les besoins de leur enfant. Grâce à un diagnostic précoce, les parents risquent moins de voir d'autres personnes nier la gravité de l'état de leur enfant. L'autisme est un trouble sérieux mais qui répond à certaines interventions précises.

En conclusion , nous ne pouvons qu’insister avec force à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme qui est célébrée chaque année a travers le monde le 2 avril, une occasion idoine de tirer la sonnette d'alarme pour rappeler aux décideurs , aux responsables , aux associations , à la société civile et plus largement encore à l’ensemble de nos concitoyens tous les drames , toutes les difficultés et les peines qu’éprouvent les personnes atteintes d’autisme et leur familles , une situation inacceptable surtout en l'absence d'une politique nationale «plan autisme » ou doivent s’impliquer et intervenir plusieurs départements ministériels et non pas seulement le ministère de la santé

Par ailleurs, il est toujours utile de rappeler que sans un dépistage et un diagnostic précoce, une prise en charge appropriée et spécialisée par un personnel qualifié, l'enfant autiste peut ne pas avoir le maximum de chances et d'occasions de se développer. Les parents de l'enfant autiste n'auront ni les connaissances ni le soutien voulus pour composer avec le comportement inhabituel de leur enfant. Ouvrons-nous aux enfants autistes, donnons leurs la chance de pouvoir bénéficier de leurs droits conformément à la nouvelle constitution. Aidons du mieux que nous pouvons les parents d’enfants autistes, c’est un devoir et une action citoyenne que nous devons tous assumer.

L’autisme ça n’arrive pas qu’aux autres, qui sait si demain …

 

Journal Albayane

http://www.albayane.press.ma/index.php?option=com_content&view=article&id=21841:importance-du-diagnostic-precoce&catid=72:sante&Itemid=148

 

La caravane de sensibilisation à l'autisme, un moyen de renforcer les synergies. Cette caravane est à même de susciter des solidarités et définir le programme d’action contre la maladie.

La présidente de la commission régionale des droits de l'Homme Casablanca-Settat, Soumicha Riyaha, a souligné mercredi à Casablanca l'importance de la caravane régionale de sensibilisation à l'autisme pour susciter des solidarités et définir le programme d'action contre la maladie.

Intervenant lors de la cérémonie de lancement de cette caravane placée sous le signe «Je suis différent comme toi», à l'initiative d'un réseau d'associations et des familles d'enfants atteints de troubles autistiques, elle a indiqué que cette manifestation s'inscrit dans le cadre de la première campagne nationale sur l'autisme et vise à mettre le doigt sur les problématiques liées à la maladie et à aider les familles dans sa prise en charge tout en tentant de mobiliser les décideurs et l'opinion publique.

Cette caravane cherche aussi à consolider les droits des autistes et à lutter contre les discriminations à leur égard, a-t-elle ajouté, plaidant pour une prise en charge qui garantit pleinement la dignité et la participation à la vie publique des personnes souffrant d'handicap.

De même, Soumia Lamrani, membre du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), a souligné, citant certaines clauses de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, que le handicap est un état de fait évolutif qui illustre la diversité de l'espèce humaine, estimant que l'autisme représente l'une des questions fondamentales dans le domaine des droits de l'Homme.

Et de relever que le CNDH s'attache, dans ses diverses missions, à protéger et promouvoir les droits des personnes handicapées et mène des enquêtes à chaque fois qu'il est sollicité en cas de violations.

Pour sa part, Amina Maad, présidente du collectif Autisme Maroc qui regroupe 24 associations, a affirmé que cette caravane couronne les efforts déployés par les acteurs associatifs en vue de lutter contre toutes les formes de discrimination touchant les personnes autistes, soulignant son importance dans le renforcement des synergies pour une meilleure prise en charge de la maladie.

Cette caravane régionale de sensibilisation s'inscrit dans le cadre de la campagne nationale sur l'autisme, lancée le 1er avril dernier par le collectif Autisme Maroc, en partenariat avec plusieurs institutions et organismes nationaux et internationaux, notamment le CNDH, l'Unicef et le ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social.

 

Le Matin

http://www.lematin.ma/express/2014/sensibilisation-a-l-autisme-_-lutter-contre-les-discriminations-a-leur-egard-/203149.html

 

D'après une récente étude américaine, les filles pourraient être sous-diagnostiquées vis-à-vis de l'autisme. En cause : des symptômes moins visibles.

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